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Quelle matière choisir pour une impression 3D ?

  • Photo du rédacteur: nicovation3d
    nicovation3d
  • il y a 18 heures
  • 14 min de lecture
Texte bleu : Quelle matière choisir pour une impression 3D ? avec loupe, logo Nicovation 3D en bas à gauche.

Le choix du matériau est l’une des décisions les plus importantes lors d’un projet d’impression 3D. Il n’existe pas de matière universellement meilleure que les autres : le bon matériau dépend avant tout de l’utilisation de la pièce, de son environnement et des contraintes qu’elle devra supporter.


Une pièce décorative posée dans une maison n’aura pas les mêmes besoins qu’un support installé dans un véhicule, qu’une pièce agricole exposée aux intempéries ou qu’un joint devant se déformer régulièrement.


Il faut notamment prendre en compte :


  • la résistance mécanique ;

  • la rigidité ou au contraire la flexibilité ;

  • la résistance aux chocs ;

  • la température d’utilisation ;

  • l’exposition aux UV et aux intempéries ;

  • l’humidité ou le contact avec l’eau ;

  • les éventuels produits chimiques ;

  • la précision et l’état de surface recherchés ;

  • les dimensions de la pièce ;

  • son utilisation intérieure ou extérieure ;

  • et bien entendu le budget.


Chez Nicovation 3D, le matériau est donc choisi en fonction du besoin réel de la pièce, et non simplement parce qu’un plastique est présenté comme « plus solide » qu’un autre.


Filament ou résine : deux grandes familles d’impression 3D


Avant même de choisir entre PLA, PETG ou ASA, il faut distinguer les deux grandes technologies que j’utilise : l’impression par filament et l’impression résine.


  1. L’impression 3D par filament


En impression FDM/FFF, un filament thermoplastique est chauffé puis déposé couche après couche pour construire la pièce.


Cette technologie est particulièrement adaptée aux :


  • pièces fonctionnelles ;

  • supports et fixations ;

  • pièces mécaniques ;

  • boîtiers ;

  • gabarits ;

  • prototypes ;

  • grandes pièces ;

  • pièces automobiles ;

  • pièces agricoles ;

  • petites et moyennes séries.


Parmi les matériaux les plus courants, on retrouve notamment le PLA, PETG, ABS, ASA et TPU, auxquels peuvent s’ajouter des matériaux techniques comme les polyamides, polycarbonates ou composites. Les propriétés varient fortement d’une famille à l’autre, mais aussi d’une formulation commerciale à l’autre.


  1. L’impression 3D résine


L’impression résine utilise un matériau liquide photosensible qui est polymérisé couche après couche.


Elle est particulièrement intéressante lorsque l’on recherche des détails très fins, une grande précision et un état de surface très propre. Les résines modernes ne sont cependant pas limitées aux figurines ou aux pièces décoratives : il existe également des formulations techniques, résistantes, flexibles ou capables de supporter davantage de température.


Le choix entre filament et résine dépend donc lui aussi du projet.


a. Le PLA : pour les prototypes, objets décoratifs et pièces peu contraintes, il est l’un des matériaux les plus connus en impression 3D.


Il est rigide, permet d’obtenir de beaux détails et se déforme peu pendant l’impression. Il est particulièrement adapté aux prototypes visuels, maquettes, objets décoratifs et nombreuses pièces utilisées à température ambiante.


Le PLA est particulièrement intéressant pour :

  • les prototypes ;

  • les maquettes ;

  • les objets décoratifs ;

  • les présentoirs ;

  • les pièces d’exposition ;

  • les pièces fonctionnelles peu sollicitées ;

  • les grandes pièces ne subissant pas de chaleur importante.

  • Ses avantages


Le PLA offre généralement :

  • une bonne rigidité ;

  • un bel état de surface ;

  • une bonne précision ;

  • peu de déformation pendant la fabrication ;

  • un coût raisonnable.


Ses limites :


Sa principale faiblesse est la température.


Un PLA standard peut commencer à ramollir et à se déformer lorsque sa température augmente sensiblement ; Prusa indique notamment qu’un PLA standard peut se déformer au-delà d’environ 60 °C. Il est également moins adapté à une exposition extérieure prolongée que certains matériaux spécialement conçus pour résister aux UV.


Cela signifie par exemple qu’un support en PLA fonctionnant parfaitement dans une maison peut devenir un mauvais choix s’il est laissé dans une voiture en plein soleil.


Quand choisir le PLA ?


Je le privilégierais lorsqu’une pièce doit être rigide, esthétique, précise et utilisée dans un environnement relativement peu contraignant.


b. Le PETG : un excellent matériau polyvalent pour les pièces fonctionnelles


Le PETG représente souvent un très bon compromis entre facilité de fabrication et performances pour des pièces fonctionnelles.


Il possède une bonne ténacité, une bonne adhésion entre couches et une meilleure résistance à la température que le PLA standard. Il est fréquemment utilisé pour des supports, colliers, éléments mécaniques et pièces devant conserver une certaine capacité à encaisser les contraintes sans casser brutalement.


Le PETG convient particulièrement à :

  • des supports ;

  • des fixations ;

  • des boîtiers ;

  • des pièces mécaniques modérément sollicitées ;

  • des protections ;

  • des pièces utilisées dans un environnement humide ;

  • certaines pièces destinées à l’extérieur (attention, le PETG ne résiste pas aux UVs) ;

  • des pièces ayant besoin d’un peu plus de tolérance aux chocs que du PLA.


PLA ou PETG ? On entend souvent :


« Le PETG est plus solide que le PLA. »


C’est une simplification.


Le PLA peut être très rigide et présenter de bonnes performances sous certains efforts, tandis que le PETG est généralement plus tenace et moins cassant. Le choix dépend donc du type d’effort auquel la pièce sera soumise, pas simplement d’un classement du « plus solide au moins solide ». Les propriétés mécaniques dépendent également de la formulation exacte du filament et des conditions d’impression.


Quand choisir le PETG ?


Pour de nombreuses pièces fonctionnelles courantes, il constitue un excellent point de départ.


c. L’ASA : le matériau privilégié pour de nombreuses applications extérieures


Lorsqu’une pièce doit rester durablement dehors, l’ASA devient particulièrement intéressant.


L’ASA appartient à une famille proche de l’ABS mais offre notamment une meilleure résistance aux UV, ce qui le rend adapté aux applications extérieures. Il possède également une bonne résistance thermique.


L’ASA peut être utilisé pour :

  • supports extérieurs ;

  • pièces agricoles ;

  • boîtiers extérieurs ;

  • éléments exposés au soleil ;

  • accessoires automobiles ;

  • caches ;

  • fixations ;

  • équipements exposés aux conditions climatiques.


Pourquoi ne pas utiliser systématiquement du PLA dehors ?


Une pièce peut parfaitement rester fonctionnelle quelque temps sans que le matériau soit réellement adapté à une exposition prolongée.


Les rayons UV, les variations de température, la pluie et les contraintes mécaniques peuvent progressivement affecter les matériaux.


Si la pièce est destinée à rester plusieurs années dehors, je préfère donc sélectionner dès le départ un matériau conçu pour ce type d’environnement, comme l’ASA lorsque les autres contraintes du projet le permettent.


Les contraintes de l’ASA


L’ASA est plus exigeant à imprimer que le PLA ou le PETG. Une enceinte fermée est notamment recommandée pour mieux maîtriser les déformations liées au refroidissement.


Quand choisir l’ASA ?


Pour une pièce durablement exposée au soleil et aux intempéries, c’est souvent l’un des premiers matériaux que j’envisagerais.


d. L’ABS : pour certaines pièces techniques et résistantes à la chaleur


L’ABS est un thermoplastique très utilisé dans l’industrie et historiquement très présent en impression 3D.


Il offre une bonne résistance thermique et convient à de nombreuses pièces fonctionnelles. Comme l’ASA, il demande cependant davantage de maîtrise pendant l’impression en raison de son retrait thermique. Une enceinte est généralement recommandée.


L’ABS peut être intéressant pour :

  • boîtiers ;

  • supports techniques ;

  • pièces fonctionnelles ;

  • certaines applications automobiles ;

  • pièces nécessitant davantage de tenue thermique qu’un PLA standard ;

  • prototypes fonctionnels.


ABS ou ASA ?


Leurs domaines d’utilisation se chevauchent beaucoup.


Lorsque la pièce est destinée à l’extérieur, l’ASA possède l’avantage de sa meilleure résistance aux UV. Pour certaines utilisations intérieures ou lorsque d’autres caractéristiques de la formulation le justifient, l’ABS reste tout à fait pertinent.


L’impression d’ABS nécessite aussi de prendre en compte les émissions générées pendant la fabrication ; Prusa recommande notamment de travailler dans un espace correctement ventilé.


e. Le TPU : lorsque la pièce doit être souple ou flexible


Tous les objets imprimés en 3D ne doivent pas être rigides.


Le TPU (polyuréthane thermoplastique) permet de fabriquer des pièces capables de se déformer puis de reprendre leur forme.


Selon la formulation et sa dureté (shore), il peut être plus ou moins flexible.


Le TPU peut notamment servir à fabriquer :

  • joints ;

  • protections ;

  • patins ;

  • pieds antidérapants ;

  • amortisseurs ;

  • butées ;

  • soufflets ;

  • poignées ;

  • protections contre les chocs ;

  • pièces nécessitant une déformation.


Tous les TPU sont-ils aussi souples ?


Non.


La dureté peut notamment être exprimée sur l’échelle Shore, ce qui permet de distinguer différents niveaux de souplesse.


Mais le comportement final ne dépend pas seulement du matériau : l’épaisseur de la pièce, le nombre de parois, la géométrie et le remplissage jouent également énormément sur sa flexibilité. Prusa souligne par exemple que modifier les périmètres et le remplissage influence directement la rigidité d’une pièce imprimée en filament flexible.


Une pièce épaisse en TPU peut donc être étonnamment rigide alors qu’une membrane fine utilisant exactement le même matériau peut se déformer facilement.


f. La résine standard : lorsque la précision et l’état de surface sont prioritaires


L’impression résine est particulièrement intéressante pour produire des détails très fins et des surfaces plus homogènes que ce que permet généralement une impression FDM brute. Les résines généralistes modernes sont destinées notamment aux prototypes détaillés et aux pièces nécessitant une bonne précision dimensionnelle et une présentation soignée.


La résine standard peut être intéressante pour :

  • petites pièces détaillées ;

  • prototypes visuels ;

  • objets décoratifs ;

  • pièces nécessitant une très bonne définition ;

  • détails fins ;

  • petites géométries complexes ;

  • pièces pour lesquelles l’état de surface est important.


Résine ou FDM ?


Il ne faut pas considérer la résine comme simplement « meilleure » que le filament.


Une pièce très détaillée de quelques centimètres peut être parfaitement adaptée à la résine tandis qu’un grand support mécanique peut être beaucoup plus pertinent en FDM.


La technologie doit être choisie en fonction de la fonction de la pièce, pas simplement de la résolution de la machine.


g. La résine flexible : une autre solution pour les pièces souples


Il est également possible de fabriquer des pièces flexibles avec certaines résines élastomères.


À titre d’exemple, les résines de type Flexible 80A sont conçues pour reproduire le comportement de matériaux souples tels que certains TPU et caoutchoucs relativement fermes. Elles peuvent convenir à des éléments comme des protections, zones d’amortissement, poignées, joints ou pièces compressibles.


Cela permet notamment de produire en résine des petites pièces souples possédant des détails très fins.


TPU ou résine flexible ?


Encore une fois, cela dépend du projet.


Le TPU en FDM est très intéressant pour de nombreuses pièces fonctionnelles souples, notamment lorsque les dimensions deviennent importantes.


Une résine flexible peut être particulièrement intéressante lorsque la précision, les petits détails ou certaines géométries complexes sont prioritaires.


Les résines techniques : toutes les résines ne sont pas fragiles


On associe encore souvent l’impression résine à un matériau dur et cassant.


C’est vrai pour certaines formulations et certaines utilisations, mais il existe aujourd’hui de nombreuses familles de résines techniques.


On trouve notamment des résines conçues pour être :


  • plus résistantes aux chocs ;

  • plus ductiles ;

  • extrêmement rigides ;

  • flexibles ;

  • résistantes à la chaleur ;

  • adaptées aux gabarits et outillages.


Par exemple, Formlabs commercialise des familles « Tough », « Durable », « Rigid » ou « High Temp » ayant chacune des propriétés et applications très différentes. Cela montre pourquoi le mot « résine » seul ne permet absolument pas de déterminer les performances mécaniques d’une pièce.


La fiche technique de la formulation précise reste indispensable lorsqu’une propriété particulière doit être garantie.


h. Les matériaux techniques : Nylon, Polycarbonate et composites


Pour certaines applications plus exigeantes, il existe également des thermoplastiques techniques.


Polyamide / Nylon


Les polyamides peuvent offrir une excellente résistance mécanique, une bonne ténacité et une bonne résistance à l’abrasion. Ils sont utilisés pour des pièces fonctionnelles demandant davantage de performances mécaniques ou thermiques. Ils sont toutefois très hygroscopiques, ce qui impose une bonne gestion de leur humidité avant et pendant l’impression.


Polycarbonate


Le polycarbonate est apprécié pour sa ténacité, sa résistance mécanique et sa tenue thermique, mais il est sensiblement plus exigeant à fabriquer que les matériaux courants.


Matériaux chargés carbone ou verre


Il existe aussi des PLA, PETG, PA, PC et autres polymères renforcés avec des fibres de carbone ou de verre.


Ces charges peuvent modifier fortement les propriétés du matériau, notamment sa rigidité et son comportement dimensionnel. Elles rendent également certains filaments plus abrasifs et peuvent nécessiter du matériel adapté. « Carbone » ne signifie donc pas automatiquement que la pièce sera meilleure ou plus résistante dans toutes les directions. Les propriétés dépendent du polymère de base, de la charge et de la conception de la pièce.


Quelle matière choisir pour une pièce mécanique ?


Il n’existe pas une seule réponse.


Pour choisir une matière mécanique, il faut commencer par comprendre comment la pièce va travailler.


Va-t-elle être :


  • comprimée ?

  • tirée ?

  • pliée ?

  • soumise à des impacts ?

  • vissée ?

  • frottée contre une autre pièce ?

  • utilisée ponctuellement ou en permanence ?

  • exposée à la chaleur ?


Une pièce extrêmement rigide n’est pas nécessairement la plus durable.


Dans certaines situations, une légère déformation permet justement au matériau d’absorber un choc au lieu de casser.


Le choix peut donc aller du PETG pour une pièce fonctionnelle relativement courante jusqu’à l’ASA, l’ABS, le TPU ou certains matériaux techniques, selon les contraintes. Les guides fabricants montrent d’ailleurs que résistance à la traction, résistance aux impacts, rigidité et résistance thermique sont des caractéristiques distinctes : aucun polymère ne domine systématiquement toutes les catégories.


Quelle matière choisir pour une pièce extérieure ?


Pour une utilisation extérieure prolongée, je regarde en priorité :


les UV + la température + l’humidité + les contraintes mécaniques.


L’ASA constitue souvent une excellente solution en raison de sa résistance aux UV et de sa tenue thermique.


Le PETG peut également convenir à de nombreuses applications extérieures relativement modérées.


Pour une exposition longue durée et directe au soleil, l’ASA reste néanmoins une option que j’examinerais en priorité lorsque le projet s’y prête.


Quelle matière choisir pour une pièce automobile ?


Dire simplement :


« C'est pour une voiture. » ne suffit pas à choisir le matériau.


Une pièce située dans l’habitacle, derrière un tableau de bord, dans un coffre, sur une carrosserie ou à proximité du moteur peut connaître des conditions extrêmement différentes.


Il faut notamment déterminer :


  • la température maximale ;

  • l’exposition au soleil ;

  • la présence éventuelle de carburant, huile ou produits de nettoyage ;

  • les vibrations ;

  • les efforts mécaniques ;

  • le caractère esthétique ou fonctionnel de la pièce.


Un PLA standard est à éviter lorsque des températures élevées sont possibles, car sa tenue thermique est limitée. Selon l’emplacement, PETG, ASA, ABS ou un matériau technique peuvent être beaucoup plus appropriés.


Et certaines pièces critiques pour la sécurité d’un véhicule ne doivent évidemment pas être remplacées par une pièce imprimée simplement parce qu’il est techniquement possible de la modéliser.


Quelle matière choisir pour une pièce agricole ?


Dans le domaine agricole, le choix dépend énormément de la fonction.


Une pièce peut être exposée :


  • au soleil ;

  • à la pluie ;

  • à la boue ;

  • aux vibrations ;

  • à des chocs ;

  • à des produits chimiques ;

  • à des frottements ;

  • à des températures variables.


Un élément extérieur peut par exemple orienter le choix vers de l’ASA, tandis qu’une pièce souple peut nécessiter du TPU et qu’un support fonctionnel protégé des UV peut très bien être réalisé dans un autre thermoplastique.


La bonne matière dépend donc de l’équipement et de la fonction exacte de la pièce, pas simplement du secteur dans lequel elle est utilisée.


Quelle matière choisir pour résister à la chaleur ?


C’est une question qui nécessite particulièrement de la prudence.


Il n’existe pas une température maximale universelle pour :


« le PETG »

« l’ASA »

« la résine »


Deux formulations appartenant à la même famille peuvent avoir des performances différentes.


À titre indicatif, les guides Prusa placent le PLA standard nettement plus bas en tenue thermique que le PETG, l’ABS, l’ASA ou le PC.


Il existe également des résines spécialement formulées pour la chaleur : par exemple, certaines résines industrielles High Temp atteignent des valeurs de déflexion thermique très élevées lorsqu’elles sont correctement post-traitées. Ces performances concernent cependant une formulation précise dans des conditions d’essai précises et ne doivent jamais être généralisées à toutes les résines.


Pour une application thermique, je préfère donc toujours connaître la température réelle d’utilisation avant de sélectionner le matériau.


Quelle matière choisir pour un joint ?


Le choix d’un matériau souple ne suffit pas pour fabriquer automatiquement un bon joint.


Un joint peut devoir résister :


  • à la compression ;

  • à l’eau ;

  • à l’air ;

  • aux huiles ;

  • aux carburants ;

  • à des produits chimiques ;

  • à la chaleur ;

  • à des cycles répétés de déformation.


Le TPU ou certaines résines flexibles peuvent convenir à différentes applications de joints et d’étanchéité, mais leur compatibilité doit être vérifiée avec l’environnement réel de la pièce.


Il est donc indispensable de connaître l’utilisation exacte avant de choisir.


Une pièce imprimée en 3D peut-elle être étanche ?


Oui, mais le matériau seul ne garantit pas l’étanchéité.


La conception, l’épaisseur des parois, les paramètres d’impression, l’adhésion entre les couches et éventuellement un traitement complémentaire ont également leur importance.


Le PETG est notamment fréquemment utilisé pour des pièces nécessitant une bonne cohésion entre les couches et peut convenir à des applications où l’on recherche une pièce résistante à l’eau.


Une pièce destinée à retenir durablement un liquide ou à subir une pression doit néanmoins être étudiée comme telle.


Quelle matière choisir pour obtenir la pièce la plus solide possible ?


La question paraît simple, mais il n’existe pas de « matériau le plus solide » dans l’absolu.


Que signifie « solide » ?


Une pièce peut devoir être :


  • très rigide ;

  • très résistante à la traction ;

  • résistante aux impacts ;

  • résistante à l’usure ;

  • capable de se plier sans casser ;

  • résistante à la chaleur ;

  • résistante au fluage dans le temps.


Un matériau performant dans une catégorie peut être moins intéressant dans une autre.


À cela s’ajoute un élément fondamental : une pièce imprimée en FDM est anisotrope. Sa résistance dépend notamment de son orientation et de l’adhésion entre les couches. Les valeurs issues d’une fiche technique ne permettent donc pas à elles seules de prévoir le comportement d’une pièce réelle. Les fabricants eux-mêmes précisent que les performances dépendent de la géométrie, de l’orientation et des paramètres de fabrication.


La bonne question n’est donc pas :


Quel est le plastique le plus solide ?


mais plutôt :


Quelles contraintes cette pièce doit-elle réellement supporter ?


Le matériau ne fait pas tout


C’est probablement le point le plus important de cet article.


Une pièce en matériau très performant peut échouer si elle est mal conçue.


À l’inverse, une pièce utilisant un matériau relativement courant peut être extrêmement durable si sa conception est adaptée.


La résistance dépend également de :


  • l’orientation d’impression ;

  • l’épaisseur des parois ;

  • le remplissage ;

  • la géométrie ;

  • les rayons et renforts ;

  • l’emplacement des perçages ;

  • la direction des efforts ;

  • la qualité d’impression.


C’est pourquoi, lors de la reproduction d’une pièce cassée par exemple, copier exactement la pièce d’origine n’est pas toujours la meilleure solution.


Lorsque cela est possible et pertinent, certaines zones peuvent être épaissies, renforcées ou redessinées en tenant compte des particularités de la fabrication additive.


Tableau rapide : quelle matière pour quel besoin ?


Voici une orientation générale, à adapter ensuite à chaque projet :


Besoin principal.............................................. Matériaux à envisager

Prototype / maquette.............................................. PLA

Objet décoratif........................................................ PLA ou résine

Très petits détails.................................................... Résine

Pièce fonctionnelle polyvalente.............................. PETG

Utilisation extérieure............................................... ASA

Pièce exposée aux UV............................................ ASA

Pièce technique avec chaleur modérée................. ABS / ASA / matériaux techniques

Pièce flexible........................................................... TPU

Petite pièce flexible très détaillée........................... Résine flexible

Joint / amortissement.............................................. TPU ou résine flexible, selon environnement

Forte résistance mécanique spécifique.................. PA, PC ou autres matériaux techniques, selon contrainte

Très grande pièce................................................... FDM généralement plus pertinent

Prototype esthétique très détaillé........................... Résine


Ce tableau constitue un guide de départ, pas une règle absolue. Les propriétés d’une formulation précise doivent toujours être vérifiées lorsqu’une application impose une exigence mécanique, thermique ou chimique particulière.


Comment choisir la bonne matière pour mon projet ?


Pour déterminer le matériau, je conseille de répondre à quelques questions simples :


  • Où la pièce sera-t-elle utilisée ?

  • Intérieur ou extérieur ?

  • Quelle température devra-t-elle supporter ?

  • Va-t-elle être exposée au soleil ?

  • Doit-elle être rigide ou flexible ?

  • Va-t-elle subir des chocs ou des efforts importants ?

  • Sera-t-elle en contact avec de l’eau, de l’huile ou un produit chimique ?

  • L’aspect esthétique est-il important ?

  • La pièce comporte-t-elle de très petits détails ?

  • S’agit-il d’un prototype ou d’une pièce destinée à être utilisée durablement ?


Ces quelques informations permettent déjà d’écarter une grande partie des matériaux qui ne conviennent pas.


Je ne sais pas quelle matière choisir : est-ce un problème ?


Non.


Il n’est absolument pas nécessaire de connaître la différence entre PLA, PETG, ASA, ABS, TPU ou résine avant de demander une impression.


Vous pouvez simplement expliquer :


  • à quoi sert la pièce ;

  • où elle sera installée ;

  • ce qu’elle devra supporter ;

  • si elle doit être rigide ou flexible ;

  • si elle sera exposée au soleil, à l’eau ou à la chaleur ;

  • et éventuellement fournir la pièce originale ou votre fichier 3D.


Le choix du procédé et du matériau peut ensuite être effectué en fonction de ces informations.


Chez Nicovation 3D, l’objectif n’est pas de sélectionner systématiquement la matière la plus chère ou la plus technique, mais celle qui offre le meilleur compromis entre résistance, durabilité, qualité, contraintes de fabrication et coût pour l’utilisation prévue.


👉 Un doute sur la matière à utiliser ? Transmettez moi votre fichier ou présentez-moi votre projet afin que je puisse étudier la solution adaptée.

Logo bleu foncé sur fond noir avec un grand N stylisé et le texte Nicovation 3D

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